• Walkyrie
    Un film de Bryan SINGER.
    Avec Tom Cruise, Kenneth Branagh, Bill Nighy, Stephen Fry, ... .
    Sortie le 28 janvier 2009.
    Le site du film : Walkyrie
    • Thriller
  • Synopsis :

    Cette histoire vraie retrace un épisode héroïque de la Seconde Guerre mondiale en Allemagne. Revenu blessé du combat, le colonel Claus von Stauffenberg rejoint la Résistance allemande dans le cadre d'une opération de sabotage. "Walkyrie" est le nom de code de la mission ayant pour but l'assassinat d'Adolphe Hitler le 20 juillet 1944 et la mise en place d'un gouvernement d'opposition. Cet attentat manqué va conduire à l'exécution de Claus von Stauffenberg et de ses officiers.

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Critique presse
Autour du film

“Loin de tenir ses promesses de paix et de prospérité, le Führer a semé le chaos et la destruction. Les horreurs commises par les SS d'Hitler entachent l'honneur de l'armée allemande.

Les officiers sont de plus en plus écoeurés par les crimes commis par les nazis, qu'il s'agisse des meurtres de civils, de la torture et de la privation de nourriture des prisonniers, ou du génocide des Juifs. Mon devoir, en tant qu'officier, n'est plus de servir mon pays, mais de sauver des vies humaines.

Je n'ai pas réussi à trouver un seul général susceptible de tenir tête à Hitler qui ait le courage de le faire. Je suis entouré d'hommes qui refusent – ou qui sont incapables – de regarder la vérité en face : Hitler est non seulement l'ennemi absolu du monde, mais aussi celui de l'Allemagne.
Il faut que cela change.”

Le colonel Stauffenberg

Synopsis

Berlin sous le IIIème Reich


S'il a toujours été un fidèle serviteur de son pays, le colonel Stauffenberg s'inquiète de voir Hitler précipiter l'Allemagne et l'Europe dans le chaos. Comprenant que le temps presse, il décide de passer à l'offensive : en 1942, il tente de convaincre plusieurs officiers supérieurs de la nécessité de renverser Hitler. Un an plus tard, tandis qu'il se remet de ses blessures de guerre, il rejoint
la Résistance allemande pour mettre au point l'Opération Walkyrie destinée à éliminer le Führer.
Alors qu'il n'était au départ qu'un des nombreux conspirateurs, Claus von Stauffenberg se retrouve bientôt en première ligne : c'est lui qui devra assassiner Hitler…

La génèse

Comment un voyage à Berlin a convaincu Bryan Singer, Christopher McQuarrie et Nathan Alexander de mettre en lumière la résistance allemande…

Bryan Singer a fait ses débuts avec le thriller culte USUAL SUSPECTS, avant d'adapter les BD X-Men et Superman. Le réalisateur est réputé pour tenir le spectateur en haleine et mener ses films tambour battant. Mais avec WALKYRIE, Singer se frotte à un tout nouvel univers : l'histoire vraie d'hommes courageux, au sein même du régime nazi.

Bien que les situations et les personnages de WALKYRIE soient véridiques, ils ont de nombreux points communs avec le type d'intrigue et de protagonistes qui a toujours intéressé le cinéaste. “Ce qui distingue les films de Bryan, c'est la complexité des personnages et l'absence de manichéisme, conjuguées à un sens du rythme et de la narration,” note le producteur exécutif Chris Lee, fidèle collaborateur du réalisateur.

C'est le scénariste Christopher McQuarrie, Oscar du Meilleur Scénario pour USUAL SUSPECTS, qui a fait découvrir l'histoire de WALKYRIE à Singer. Pendant l'hiver 2002, McQuarrie était en effet à Berlin pour mener des recherches pour un tout autre projet lorsque, à l'occasion d'une visite de la ville, il s'est retrouvé Stauffenbergstrasse, rue nommée en l'honneur du grand résistant allemand Claus von Stauffenberg. Il a également découvert le Bendlerblock, qui abrite un monument édifié à la mémoire de la résistance allemande qu'il a trouvé profondément émouvant. “Berlin est une ville de monuments,” a confié le guide à McQuarrie, “mais il s'agit du seul monument construit en l'honneur d'un Allemand ayant combattu pendant la Seconde guerre mondiale.”

“Bien entendu, j'ai voulu en savoir plus,” signale McQuarrie. “C'était une histoire complexe et fascinante dont la plupart des gens, à l'exception des Allemands, n'avaient jamais entendu parler. On a compris que tous les Allemands n'avaient pas soutenu Hitler et qu'il y avait toutes sortes de résistants, y compris au sein de l'armée, et que certains avaient osé dire non. Plus je me documentais, plus j'avais la certitude que cela ferait un excellent film.”

C'est ainsi qu'est né WALKYRIE. Tout en poursuivant ses recherches, McQuarrie s'est intéressé à Stauffenberg et à son rôle-clé dans la préparation du projet d'assassinat d'Hitler le 20 juillet 1944. McQuarrie s'est alors demandé comment certains hommes ont eu l'audace de commettre de tels actes quand ils étaient dos au mur. Pour lui, il ne s'agissait plus seulement d'une intrigue à suspense, mais d'une histoire sur la manière dont on rassemble son courage en cas de danger extrême.

“J'ai toujours été intéressé par les personnages qui sont contraints de se dépasser eux-mêmes et qui, du coup, transcendent leur condition,” reprend McQuarrie. “Stauffenberg et les autres conspirateurs étaient tous mariés avec des enfants, et étaient des dignitaires respectés. Ils savaient qu'ils qu'une toute petite chance de mener leur projet à bien et que, s'ils échouaient, ils y laisseraient leur vie. Nous voulions que le film leur rende hommage.”

McQuarrie a fait appel à un coscénariste, Nathan Alexander, pour l'épauler dans ses recherches sur la vie complexe de Stauffenberg et sur le déroulement exact du complot visant à éliminer Hitler. À mesure qu'Alexander se plongeait dans des livres, des coupures de presse, des procès-verbaux et des images d'archives, il était de plus en plus enthousiaste à l'idée de raconter une histoire sous un jour inédit : “D'entrée de jeu, Stauffenberg m'a semblé un personnage fascinant,” explique-t-il. “Plus j'en apprenais sur cet officier allemand charismatique, qui n'avait qu'un seul oeil et qu'une seule main, plus j'étais subjugué par sa personnalité et par l'enchaînement des événements qui l'ont poussé à passer à l'acte.” Au départ, McQuarrie et Alexander avaient décidé de construire la narration en fonction de leurs recherches. “On n'avait pas d'idées préconçues,” signale McQuarrie. “On est partis en s'appuyant sur les faits. Peu à peu, on a compris qu'il s'agissait d'un épisode de l'histoire sujet à polémique, dans la mesure où les points de vue sur plusieurs des conspirateurs – de Stauffenberg à Beck et Olbricht – et sur leurs motivations sont divergents. On s'est donc dit qu'il fallait raconter cette histoire en étant aussi précis que possible, sachant qu'on avait deux heures pour le faire et qu'on voulait faire du film un thriller captivant.”

Les deux scénaristes ont alors mis au point un dispositif original : il revenait d'abord à Alexander de bâtir un séquencier très détaillé qui ne tienne compte que de la chronologie historique, puis à McQuarrie de retravailler plusieurs scènes sous l'angle de la dramaturgie. “On n'a cessé de faire des allers-retours entre ces deux documents de travail jusqu'à ce qu'on trouve le bon équilibre,” souligne McQuarrie. En fin de compte, les deux hommes se sont rendu compte que la tension dramatique était inhérente au déroulement exact des événements historiques. Du coup, McQuarrie et Alexander se sont contentés d'adapter la chronologie pour qu'elle s'adapte à un scénario bien construit d'un film de deux heures, et de réduire le nombre de personnages. Car si, historiquement, 200 personnes ont été exécutées pour avoir participé au complot et 700 autres ont été arrêtées, on ne pouvait, pour les besoins du film, que s'intéresser à un nombre limité de protagonistes. La grande difficulté consistait à tenir le spectateur en haleine – puisqu'on sait, bien évidemment, ce qu'il est finalement advenu à Hitler. Mais les deux scénaristes ont appris que l'attentat n'était qu'une partie de l'histoire : d'autres événements haletants liés au complot étaient largement susceptibles d'alimenter le suspense. “C'est notre identification aux personnages qui génère la tension dramatique,” précise McQuarrie. “Le suspense vient du fait que nous sommes témoins des angoisses terribles de ces hommes qui décident de participer au complot.”

Si les deux scénaristes éprouvaient un profond respect pour ces résistants, ils se sont malgré tout posé la question de savoir comment ces hommes d'honneur avaient pu prêter allégeance à Hitler, en connaissant l'existence des camps de concentration. McQuarrie et Alexander ont peu à peu pris conscience que la plupart des militaires n'ont appris les atrocités commises par Hitler que lorsqu'il était trop tard. Par ailleurs, ces hommes avaient le sentiment profond d'être au service du peuple allemand – et ils avaient pris cet engagement bien avant l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Plusieurs résistants se posaient la question de savoir comment concilier leur engagement avec la nécessité de renverser le Führer, alors même que l'Allemagne était en guerre.

“Ces hommes appartenaient à une culture où l'engagement moral vous liait pour toujours, et ils avaient prêté serment à Hitler,” reprend McQuarrie. “Pour autant, ils ont fini par se dire qu'Hitler avait lui-même trahi le peuple en commettant des atrocités. Ils ont pris conscience qu'il leur fallait agir pour s'assurer un avenir meilleur, au risque d'être traités de traîtres par leurs concitoyens.”

La plupart des officiers les plus gradés étaient de grands patriotes d'origine aristocratique qui s'étaient engagés dans l'armée par sens du devoir pendant la Première guerre mondiale ou bien, comme dans le cas de Claus von Stauffenberg, en 1926, bien avant qu'Hitler n'accède au pouvoir. Dès le milieu des années 30, plusieurs de ces hommes se sont inquiétés de la politique hitlérienne, alors même que les agressions contre les Juifs et d'autres peuples s'intensifiaient. “À l'époque, on estimait qu'un aristocrate avait pour mission de servir son pays et son peuple, n'avaient et c'est pourquoi tant d'entre eux, comme Stauffenberg, Tresckow et Olbricht, se sont engagés dans l'armée,” poursuit McQuarrie. “Mais plusieurs de ces hommes se sont très tôt opposés à la politique du Reich et ont progressivement perdu confiance en Hitler, à mesure que la guerre s'étendait et qu'ils apprenaient ce qu'enduraient les Juifs et les Russes.”

Le traitement inhumain réservé aux Juifs, aux civils russes et prisonniers de guerre partout en Europe a constitué un tournant pour plusieurs officiers, comme Stauffenberg. “J'ai été surpris d'apprendre, suite à mes recherches, que plusieurs officiers résistants avaient été profondément choqués par le sort réservé aux Juifs et par les exécutions massives,” confie Bryan Singer. “C'est ce qui les a poussés à agir, quel qu'en soit le prix à payer.” Autre enjeu dramatique majeur, l'Opération Walkyrie était à l'origine le plan national d'urgence élaboré par Hitler lui-même pour protéger l'intégrité du gouvernement en cas d'émeute ou de tentative d'assassinat du Führer. Il s'agissait de faire appel aux réservistes pour qu'ils prennent le contrôle des infrastructures-clés de l'Etat jusqu'à ce que l'ordre soit rétabli. Les conspirateurs ont d'ailleurs tenté de retourner cette stratégie à leur avantage. En modifiant secrètement ce plan minutieux, la résistance espérait pouvoir assassiner Hitler et reprendre le pouvoir aux nazis, avant de mettre en place leur propre gouvernement. “Nous voulions montrer que l'assassinat d'Adolf Hitler n'était pas suffisant puisque cela n'entraînerait pas nécessairement la chute du régime nazi,” ajoute McQuarrie. “Les résistants devaient donc trouver un moyen de renverser le régime. Stauffenberg et ses complices ont utilisé l'Opération Walkyrie pour faire croire que le cercle intime d'Hitler avait tué le Führer et tenté de prendre le pouvoir. En s'imposant comme le gouvernement légitime, la résistance ne tarderait pas à mobiliser les réservistes pour arrêter les proches d'Hitler et s'emparer du pouvoir.”

Si tout s'était déroulé sans problème – si le plan n'avait pas été contrecarré par plusieurs événements mineurs mais dévastateurs –, l'Opération Walkyrie aurait-elle pu aboutir ? “Je crois qu'on ne peut que supposer que le plan aurait pu fonctionner,” reprend McQuarrie. “Personne ne peut dire ce qui se serait passé exactement car il y avait énormément de facteurs en jeu. Mais il existe des preuves montrant que le plan aurait pu réussir. Au bout du compte, je pense que les conspirateurs ont obtenu ce qu'ils espéraient vraiment : prouver au monde qu'il y avait des Allemands qui ne voulaient pas rester les bras croisés.”

Bryan Singer s'attaque à une histoire vraie

Si la plupart des spectateurs considéreront que WALKYRIE marque une rupture pour Singer, ceux qui connaissent son travail y verront des similitudes thématiques avec ses oeuvres précédentes. Pour Gilbert Adler, qui a produit SUPERMAN RETURNS, “Stauffenberg incarne, d'une certaine manière, ce que nous recherchons chez les super-héros de fiction : un type ordinaire poussé à entreprendre des actes extraordinaires. Certes, ce n'était qu'un être humain, pétri de défauts, mais je crois que Bryan nous montre que le courage hors du commun de Stauffenberg reposait sur des éléments concrets : son patriotisme, sa loyauté envers sa famille et surtout son sens de la justice.” Pour Singer, il était tout aussi important de transposer l'atmosphère de l'Allemagne nazie. “Bryan n'est pas seulement cinéaste, c'est aussi un vrai fan d'Histoire,” explique Chris Lee. “Je crois que ses deux passions se manifestent dans le soin accordé à chaque plan ainsi que dans le sens du détail apporté au moindre personnage ou aux émotions.” Avec WALKYRIE, Singer avait non seulement l'opportunité de mettre en scène son premier film tiré de faits réels, mais aussi de se pencher sur une période de l'Histoire qui le fascine depuis l'enfance : d'origine juive, il a très tôt été sensibilisé aux horreurs perpétrées par Hitler et le régime nazi. “J'ai toujours souhaité me pencher sur le IIIème Reich,” dit-il. "Je l'avais évoqué dans UN ÉLÈVE DOUÉ, d'après une nouvelle de Stephen King, et dans le premier volet de la saga X-MEN où j'ai tourné une scène dans un camp de concentration. Mais WALKYRIE m'offrait la possibilité de brosser un portrait réaliste de cette époque, en m'appuyant sur une histoire vraie hors du commun parlant d'un dirigeant qui menait son pays – et une grande partie du monde – à sa perte et des hommes qui décidèrent d'y mettre un terme.” L'existence d'une résistance allemande – et le fait que plusieurs officiers supérieurs en aient fait partie – a rappelé à Singer que le courage peut émaner d'hommes qui ont la justice à coeur. “Quand j'étais tout petit, j'ai appris qu'il y avait des Allemands qui avaient essayé de tuer Hitler,” relève-t-il. “Je ne connaissais pas l'histoire de Stauffenberg et d'Olbricht, mais j'avais entendu parler d'une bombe dissimulée dans un portedocuments – et c'était vraiment important pour moi de savoir que les Allemands n'étaient pas tous nazis. Ç'aurait été traumatisant à cet âge-là de croire que tout un pays pouvait véhiculer une telle haine, et c'était réconfortant de constater que certains avaient tenté d'y faire barrage.” Singer s'est mis à mener ses propres recherches et à lire plusieurs ouvrages sur la vie sous le IIIème Reich. “J'ai commencé par lire Le IIIème Reich de William Shirer, qui est un bouquin extraordinaire,” poursuit le réalisateur. “Cela devrait être une lecture obligatoire pour tous ceux qui veulent comprendre comment une société éclairée peut se transformer rapidement en machine à tuer. Le livre étudie les personnalités d'Hitler, de Göring, d'Himmler, etc., et leurs machinations, et m'a permis de mieux comprendre le monde dans lequel évoluaient les conspirateurs. Avant de tourner ce film, il fallait que je comprenne non seulement le rôle des hommes qui ont tenté d'éliminer Hitler, mais aussi pourquoi Hitler est arrivé au pouvoir.”

Singer a rencontré plusieurs personnes susceptibles de lui donner un éclairage intimiste du personnage. “Nous nous sommes entretenus avec plusieurs membres de la famille Stauffenberg,” précise-t-il. “D'autre part, nous avons rencontré l'ancien garde du corps d'Hitler qui, à mon avis, est le dernier à avoir quitté le bunker avant le suicide du Führer. Nous voulions avoir un point de vue autre sur ces épisodes historiques. Cela nous a beaucoup aidés et nous a permis d'ajuster le tir parfois.” On retrouve cette approche dans le style du cinéaste qui mêle sens de la reconstitution et rythme effréné d'un thriller contemporain. “Ce n'est pas un documentaire,” renchérit le réalisateur. “Il s'agissait surtout de rester fidèle à la vérité historique tout en captivant le spectateur.”

Dans cette optique, Singer a choisi de permettre à l'ensemble des comédiens, tous d'origines différentes, de garder leur accent. “Je me suis déjà frotté à des accents de divers pays, et il m'est parfois arrivé de demander aux acteurs de le garder et, d'autres fois, de ne pas le faire,” note encore le metteur en scène. “Mais avec WALKYRIE, je me suis retrouvé à diriger des acteurs qui incarnaient des personnages terrifiants et fascinants et je me suis dit que cela aurait plus de force de les laisser garder leur accent natal. Quand le film commence, nous sommes dans l'Allemagne du milieu des années 40 et ce qui nous plonge dans cet univers, ce sont les personnages – ces soldats fiers qui s'aperçoivent que leur dirigeant est un monstre dont il faut se débarrasser. Notre priorité était de mettre en avant la dimension humaine de ces personnages.”

Réalisateur - Producteur

Bryan Singer a su donner à ses films – de PUBLIC ACCESS en 1993, Grand Prix du Jury au Festival de Sundance à SUPERMAN RETURNS – un style visuel audacieux. Il s'impose dans le monde entier grâce à son thriller USUAL SUSPECTS, avec Chazz Palminteri, Benicio Del Toro, Stephen Baldwin, Gabriel Byrne, Kevin Pollack et Kevin Spacey. Le film remporte l'Oscar du Meilleur Second Rôle (Kevin Spacey) et celui du Meilleur Scénario Original (Christopher McQuarrie). Il tourne ensuite UN ÉLÈVE DOUÉ, d'après Stephen King, avec Ian McKellen. En 2000 et 2003, il enchaîne avec deux immenses succès : X-MEN et X-MEN 2 avec Hugh Jackman, Patrick Stewart, Ian McKellen et Halle Berry. Conscient qu'il était attendu au tournant par les millions de fans de la BD, il a su les séduire en mêlant intelligemment la science-fiction et le cinéma d'aventures. S'appropriant un autre héros de la BD, Singer signe SUPERMAN RETURNS, avec Brandon Routh dans le rôle-titre et Kevin Spacey dans le rôle de Lex Luthor. Tourné avec la nouvelle caméra numérique Panavision Genesis, le film a conquis les fans du super-héros et la critique. Bryan Singer a produit de nombreux projets, comme LOOK UP IN THE SKY: THE AMAZING STORY OF SUPERMAN, la mini-série THE TRIANGLE et TRICK'R TREAT, écrit et réalisé par Michael Dougherty. grâce à sa société de production de cinéma, télévision et jeux vidéo, Bad Hat Harry. Sa première production pour la télévision, DR HOUSE, qui a décroché un Emmy et un Golden Globe, est encore l'une des cinq séries les plus populaires. Il a aussi assuré la production exécutive de la série DIRTY SEXY MONEY. Les projets de Bryan Singer ont généré plus de 2 milliards de dollars de recettes dans le monde.

Les décors

LA RECONSTITUTION DU BERLIN DE 1944

Dès le début, Bryan Singer a souhaité que le style visuel de WALKYRIE s'écarte de la représentation habituelle des films situés pendant la Seconde guerre mondiale. Il a donc envisagé une atmosphère qui évoque la beauté ténébreuse des grands classiques des années 40, tout en correspondant au rythme d'un thriller contemporain. Très en amont du projet, il a sollicité les conseils du directeur de la photo Newton Thomas Sigel. Après avoir récemment collaboré avec Singer sur X-MEN et SUPERMAN RETURNS, le chef-opérateur était ravi de relever un tout nouveau défi. “Loin de me torturer les méninges avec des problèmes de fonds verts ou de suppression de câbles à la palette numérique, j'allais cette fois travailler sur une reconstitution historique,” signale Sigel. “J'étais vraiment heureux car je suis fasciné par l'histoire et la géopolitique, et c'était génial de refaire équipe avec Bryan sur un projet pareil.”

Le film avait une résonance très particulière pour Sigel. “Ma mère est née à Berlin et a quitté l'Allemagne en 1938, juste avant la Nuit de Cristal, ce qui fait que sur le plan émotionnel, cette histoire a trouvé un profond écho chez moi,” rapporte-t-il. “Mon travail sur ce film m'a permis de lui parler de choses dont elle ne m'avait jamais parlé jusque-là.”

Sigel et Singer ont cherché à donner un style bien particulier, mais épuré, qui évoque les émotions et les angoisses des membres du complot. “Nous avons adopté le style classique de certains films de cette époque – avec leurs plans au cordeau et leurs étranges décadrages – en y ajoutant une touche de thriller moderne,” relève-t-il. “Mon style est en général très impressionniste, mais on est davantage allé dans la retenue cette fois. Nous voulions que le style du film rende justice à la réalité des événements et aux sacrifices consentis. Qu'il s'agisse des éclairages, des angles de caméra, ou de la distance entre la caméra et les personnages, il fallait que la réalisation soit d'une simplicité exemplaire.”

Le réalisateur et le directeur de la photo ont également décidé que le travail de prises de vue évoluerait progressivement entre la première partie du film – au moment où l'attentat est en préparation – et la deuxième – lorsqu'on est au coeur de l'action et que la tension monte d'un cran. “Au début du film, avant que la bombe n'explose dans la salle de conférence d'Hitler, nous avons utilisé des grues et des dollys pour obtenir des plans assez classiques,” signale Sigel. “Dans la deuxième moitié, nous avons tourné caméra à l'épaule, mais en donnant l'impression que la caméra est montée sur un chariot. Résultat : la mise en scène est nerveuse, tout en exprimant un climat d'inquiétude et en intensifiant le suspense.”

Pour se plonger dans l'univers du IIIème Reich, Sigel a visionné plusieurs documents d'archives, à l'image de ces documentaires en couleurs sur la Seconde guerre mondiale retrouvés récemment et ces films amateur troublants tournés par Eva Braun. “Ces images d'archives m'ont vraiment aidé à comprendre comment les gens se déplaçaient et s'habillaient à l'époque, et à saisir le climat qui régnait alors, ce que nous tenions à retranscrire dans le film,” ajoute-t-il.

S'agissant des couleurs, Sigel a privilégié les rouges. “Le rouge est la couleur emblématique du parti nazi et symbolise la soif de sang du régime,” explique-t-il. “Tout comme les prises de vue, les couleurs deviennent de plus en plus vives à mesure que le film avance, et on remarque alors que la chaleur et l'optimisme des conspirateurs s'estompent progressivement.”

L'éclairage était un autre élément majeur : Singer et Sigel espéraient pouvoir retrouver l'atmosphère des nuits berlinoises plongées dans la pénombre, à l'heure du couvre-feu et des bombardements aériens. “C'était l'une de nos plus grosses difficultés car il fallait que la ville soit totalement plongée dans l'obscurité le soir,” indique Sigel. “D'ailleurs, il faisait tellement noir qu'il paraît que les nazis s'éclairaient avec les phares des voitures pour les exécutions au Bendlerblock. C'est le type d'atmosphère que nous avons cherché à reconstituer.”

Sigel s'est largement inspiré de la ville de Berlin même, où flottent encore les fantômes de l'histoire. “Le fait de se retrouver à Berlin, là où ces événements se sont déroulés, était extraordinaire car on était sur les lieux mêmes de l'action,” reprend-il. “Bien que la plupart des sites de l'époque n'existent plus, les vestiges de la guerre sont encore omniprésents.”

Le tournage en Allemagne, et tout particulièrement au Bendlerblock – QG militaire où l'Opération Walkyrie a été élaborée et connu une issue fatale –, s'est avéré une expérience riche en émotions pour les comédiens et les techniciens. “C'était vraiment émouvant de tourner là,” se rappelle McQuarrie. “On a d'abord observé une minute de silence en l'honneur des hommes qui y ont trouvé la mort, avant de lire une lettre rédigée par l'un des conspirateurs : l'homme espère que lui et ses camarades seront considérés comme des patriotes, et non comme des traîtres. Nous avons été submergés par l'émotion en repensant à ces événements.”

La conception des décors a été confiée à Lilly Kilvert, deux fois citée à l'Oscar, et à Patrick Lumb : ils étaient censés rester fidèles à l'époque tout en donnant un caractère dynamique aux décors. Ils ont également dû relever le défi de reconstituer le cadre de l'Allemagne nazie dans une ville – Berlin – entièrement reconstruite après-guerre, en raison des bombardements massifs qu'elle a essuyés et du fait que les Allemands ont bien pris soin qu'aucun vestige de cette sombre époque ne subsiste.

La production a malgré tout réussi à retrouver quelques bâtiments administratifs encore intacts. Le tournage s'est déroulé dans l'ancien QG de la Luftwaffe, qui abrite aujourd'hui le ministère des Finances ; à l'aéroport de Tempelhof, qui comporte une vaste structure utilisée par les nazis ; et au Messe Berlin, construit par les nazis pour l'Exposition Universelle de 1933. La production a également eu l'autorisation de filmer l'extérieur de la maison – encore intacte – où vivaient Stauffenberg et son frère.

Pour les décors qu'il a fallu entièrement reconstituer, la production s'est plongée dans les travaux de l'architecte du Führer, Albert Speer, qui se révélera le seul dignitaire nazi à exprimer des remords. Speer a été chargé par Hitler de construire des bâtiments majestueux et imposants, censés incarner la philosophie nazie. Il a donc été nécessaire de recréer les intérieurs monumentaux des édifices du régime. QG d'Hitler dans les Alpes bavaroises, le “Berghof” – également connu sous le nom de “nid d'aigle” – a été l'un des sites les plus difficiles à recréer. S'appuyant sur les films amateurs tournés par Eva Braun, les décorateurs sont parvenus à reconstituer l'intérieur de cette résidence, de style chalet de montagne, qui a été détruite par les Alliés, avant d'être entièrement rasée. D'autre part, il a fallu 12 semaines pour construire ex nihilo, en pleine forêt, la Tanière du Loup, repaire secret d'Hitler en Prusse-Orientale où s'est déroulé l'attentat du 20 juillet. L'équipe de décorateurs a constamment eu à coeur de respecter l'authenticité historique des reconstitutions.

Le résultat s'est avéré saisissant. “En regardant le travail des décorateurs, j'ai presque eu le sentiment de me retrouver aux côtés d'Hitler et de Stauffenberg,” note Gilbert Adler. “Je me suis dit que c'était impossible, et que c'est nous qui avions construit ces décors, mais tout avait l'air plus vrai que nature.” Par ailleurs, les intérieurs du ministère de la Guerre, ainsi que les bureaux de Stauffenberg, Olbricht et Fromm – où le complot est élaboré –, ont été construits en studio aux mythique Studios Babelsberg de Berlin.

Cette reconstitution a nécessité un minutieux travail d'enquête. La croix gammée est aujourd'hui illégale en Allemagne, mais le décorateur de plateau Bernhard Heinrich s'est arrangé pour réunir plusieurs pièces de collection dans le monde entier, y compris d'authentiques objets qui s'étaient trouvés sur le bureau d'Hitler.

Les costumes

CONÇUS PAR JOANNA JOHNSTON

Pour Bryan Singer, les costumes devaient être le plus authentiques possible, tout en étant visuellement attrayants. Il a fait appel à la chef costumière Joanna Johnston, qui s'est fait connaître pour son travail sur IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN de Steven Spielberg. Elle était consciente que travailler sur un film d'époque où les personnages portent un uniforme militaire représentait une expérience hors du commun. “Cela vous plonge dans un autre univers,” dit-elle. “Mais ce que j'ai trouvé enthousiasmant avec WALKYRIE, c'est que cela m'a permis d'en apprendre énormément sur une époque fascinante.”

La chef costumière a travaillé en étroite collaboration avec le conseiller en uniformes militaires David Crossman, tout en menant ses propres recherches au Musée de la Résistance de Berlin et en consultant les rares – mais indispensables – photographies de la plupart des personnages dépeints dans le film. “Je me suis intéressée de très près aux matières des costumes,” indique-t-elle. “On pourrait penser a priori que ces officiers portaient des tenues sans originalité et quasi interchangeables. Mais ce qui m'a frappée, c'est qu'ils avaient une grande marge de liberté dans le choix de leurs tenues. Ils avaient chacun leur tailleur personnel, et du coup chacun avait ses petites exigences vestimentaires. Tresckow avait personnalisé son uniforme d'une certaine manière et Olbricht d'une autre. J'ai agrandi ces toutes petites photos et je m'en suis servi comme source d'inspiration pour les costumes et j'ai utilisé des matières délicates afin de traduire les différences de tempérament des personnages.”

“Bryan et Tom m'ont soutenue dans ma démarche : ils avaient tout autant que moi envie de s'engager dans une direction inédite et d'offrir un éclairage nouveau sur cette période de l'Histoire,” ajoute-t-elle.

La plupart des costumes des personnages principaux ont été confectionnés à la main, grâce à Michael Sloan qualifié de “brillant tailleur” par Johnston. Mais les seconds rôles, très nombreux, ont aussi bénéficié de costumes sur mesure. “Cela nous a beaucoup servi de travailler avec des costumes d'origine,” signale la chef costumière. “Il est quasi impossible de faire mieux qu'un costume d'époque parce qu'il possède une coupe inégalée et qu'on se dit qu'il a dû être porté par un officier qui a sans doute été témoin de plusieurs événements majeurs.”

L'essentiel du travail de Johnston a consisté à concevoir la garde-robe très fournie de Stauffenberg qui comprend à la fois son uniforme de l'Africa Corps, ses costumes de tous CONÇUS PAR JOANNA JOHNSTON les jours, ses tenues d'été et l'uniforme sophistiqué qu'il porte lorsqu'il rencontre Hitler. “Nous n'avions qu'une poignée de photos comme base de travail et nous avons donc créé les costumes en imaginant ce qu'il devait sans doute porter,” explique-t-elle. “Nous avons gardé en tête un terme employé pour décrire son style : irrévérencieux. Souvent, il ne portait pas tous ses insignes. Il s'était fait la réputation de réduire ses tenues à leur plus simple expression pour ne pas attirer l'attention.” Les séquelles des blessures de Stauffenberg, comme son moignon, ont rendu la tâche de la chef costumière plus difficile encore. “Au début, on a eu plusieurs débats entre nous pour savoir comment représenter le moignon,” se souvient-elle. “En fin de compte, on a décidé de recourir aux effets numériques, mais il restait malgré tout des problèmes à régler. Je devais faire particulièrement attention aux manches puisqu'il fallait qu'on sente qu'il y a là comme un vide. Tom a été formidable et a réussi à maintenir son bras inanimé, comme s'il était mort.” Johnston s'est permis un peu plus de liberté avec les tenues de Nina. “C'était une très belle femme, avec beaucoup de goût,” reprend-elle. “Mais je voulais que ses tenues aient un petit côté romantique. J'ai employé des couleurs vives pour trancher avec la palette très sombre des uniformes allemands, et j'ai donné du mouvement à ses robes quand Nina court ou qu'elle danse.”

Mais le personnage qui a donné le plus de fil à retordre à la chef costumière n'était autre qu'Hitler, interprété par David Bamber. Tout au long de l'histoire du cinéma, Hitler a souvent été représenté de manière caricaturale. Johnston souhaitait éviter les clichés, tout en étant fidèle à ce qu'était devenu Hitler en 1944. “Hitler est alors sur le déclin,” observe-t-elle. “Il commence donc à se laisser aller. Il s'est empâté et il n'a plus la même présence qu'il avait au début de son règne. Bryan souhaitait que cette dimension-là soit visible. Nous avons organisé plusieurs réunions et essayages avec David Bamber pour être sûr que son aspect extérieur soit parfaitement crédible.” Lorsque Bamber est arrivé sur le plateau dans son uniforme, l'effet a été saisissant. “C'était très déstabilisant,” reconnaît la chef costumière. “Quand on travaille sur un costume, on se concentre sur les petits détails et on en oublie la dimension historique. Mais quand cette réalité-là vous rattrape, l'émotion vous assaille.”

L'habillage de l'ensemble des résistants a produit le même effet : les costumes ont transformé les comédiens, et vice-versa. “L'uniforme allemand possède un style très marqué – qu'il s'agisse des pantalons et des bottes et du sentiment de puissance et de tragédie qui s'en dégage – et chaque comédien se l'est approprié à sa manière, ce qui était fascinant à voir,” note-t-elle encore. “On ne soulignera jamais assez l'importance des costumes,” signale Bill Nighy. "Quand on porte un costume aussi dérangeant et strict qu'un uniforme militaire, vous vous tenez différemment et votre comportement est largement influencé par ce que vous portez.” “Comme avec IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN, je me suis sentie flattée de participer à une telle aventure qui dépassait largement le cadre d'un film," conclut Johnston. Cette histoire rend hommage à des êtres d'exception et vous permet de prendre de la hauteur par rapport à l'existence.”

Les repères

L’OPPOSITION ALLEMANDE À HITLER

Dès l’accession au pouvoir de Hitler en Allemagne plusieurs groupuscules se sont opposés au régime nazi, plus ou moins ouvertement, après l'arrivée au pouvoir du Führer en 1933.

On compte ainsi des associations d'étudiants (à l'instar de la célèbre Rose Blanche, dont les membres ont risqué leur vie pour distribuer des tracts dénonçant le régime et réclamant son renversement), des groupes religieux et de nombreux partis politiques, comme les socialistes et les communistes, qui ont tenté de résister à la montée du nazisme et ont été incarcérés et exécutés. Sophie Scholl et son frère Hans ont été décapités pour leur participation active au sein de la Rose Blanche.

Lorsque Hitler a dévoilé ses ambitions expansionnistes pour l'Allemagne et qu'il a déclenché l'Holocauste, plusieurs individus isolés ont témoigné de leur sens moral en se distinguant par des actes de résistance : ils ont caché des Juifs, les ont aidés à fuir le pays, ont fourni des renseignements aux Alliés et ont refusé d'obéir aux ordres des nazis. Certains, à l'image d'Oskar Schindler et du pasteur Niemöller, sont entrés dans la légende.

Mais les résistants allemands les moins connus, et sans doute les plus puissants, sont ceux qui étaient déterminés à combattre Hitler au sein même du système : il s'agissait de hauts dignitaires militaires et politiques qui étaient terrifiés de constater ce qui arrivait à leur pays et qui ont tenté de fomenter des attentats pour renverser le gouvernement et ainsi garantir un avenir meilleur à l'Allemagne. Les motivations de ces résistants étaient sans doute de nature différente. Certains espéraient seulement mettre au pouvoir un dictateur moins dangereux, d'autres croyaient pouvoir changer en profondeur le système politique allemand, d'autres encore étaient réellement animés par des préoccupations humanitaires. Mais tous étaient convaincus qu'Hitler représentait une catastrophe pour leur pays et qu'il fallait le mettre hors d'état de nuire à tout prix.

On a aujourd'hui la preuve que, dès 1936, des officiers allemands, sous l'instigation du lieutenantcolonel Hans Oster, avaient envisagé d’assassiner Hitler. En 1938, un groupe de conspirateurs, dont faisait partie le général Ludwig Beck (acteur-clé du complot du 20 juillet), projetait d'arrêter et d'incarcérer le Führer à la veille de l'entrée en guerre, mais le plan échoua.

Une autre tentative d'attentat a eu lieu un an plus tard : Georg Elser, menuisier de profession, vole des explosifs dans son atelier et confectionne une puissante bombe à retardement qu'il dissimule dans une colonne, près d'un stade où Hitler était censé s'exprimer. Cet attentat a failli porter ses fruits. Mais le discours du Führer a duré moins longtemps que prévu : la bombe a explosé trop tard et tué huit personnes qui étaient dans les gradins. Elser a été arrêté en novembre 1939 et exécuté à Dachau deux semaines avant la libération du camp.

En 1943, un autre attentat fomenté par Henning von Tresckow - et mis en scène dans le film - a eu lieu. Tresckow avait convaincu un membre de l'entourage d'Hitler, le lieutenant-colonel Heinz Brandt, de placer à bord de l'avion d'Hitler un colis contenant deux mines adhésives équipées d'un détonateur à retardement dissimulées dans deux bouteilles de Cointreau : une fois encore, la chance fut du côté du dictateur puisque la bombe n'explosa pas, sans doute parce que le froid glacial qui régnait dans la soute a empêché le détonateur de fonctionner. Tresckow n'a pas été soupçonné comme auteur de la tentative d'attentat et a donc pu participer à d'autres complots contre le Führer.

Ces multiples tentatives ont abouti à l'attentat du 20 juillet : il s'agit du complot le plus ambitieux car il visait non seulement à éliminer physiquement Hitler, mais surtout à renverser le gouvernement et mettre en place un nouveau régime. À court terme, l'échec tragique de l'attentat a démantelé l'ensemble du réseau de résistants au sein de l'armée. Quelque 200 personnes ont été exécutées et 700 autres ont été arrêtées pour avoir participé activement au complot, tandis que 5000 autres encore, reconnues “ennemis” potentiels du Reich, ont été arrêtées en août 1944 (les exécutions des conspirateurs se sont poursuivies jusqu'à la toute fin de la guerre). Mais à long terme, le complot a dévoilé une facette de l'Allemagne jusque-là méconnue dans le pays, comme à l'étranger. Considérés comme traîtres pendant de longues années, les acteurs de l'attentat du 20 juillet sont aujourd'hui salués en Allemagne pour leur courage et leur sacrifice. En 2004, le chancelier Gerhard Schröder a déposé une gerbe en l'honneur de Claus von Stauffenberg et de ses camarades, déclarant que leurs actes nous rappellent à tous qu'une nation doit “encore et toujours défendre les valeurs de liberté et de tolérance qui nous semblent aujourd'hui aller de soi.”

CHRONOLOGIE

30 JANVIER 1933 - Hitler est nommé chancelier de l'Allemagne.
30 JUIN 1934 - Nuit des Longs Couteaux. Hitler fait assassiner les chefs SA qui menaçaient son pouvoir ainsi que d'autres opposants politiques.
18 AOÛT 1938  - Démission du chef d'État-major Ludwig Beck pour protester contre les agressions militaires d'Hitler et attirer l'attention du monde sur la catastrophe à venir.
ETÉ 1938  - Le lieutenant-colonel Hans Oster met en place un réseau de résistants militaires et civils dans l'espoir d'assassiner Hitler. Mais le projet échoue.
9 NOVEMBRE 1938 - Nuit de cristal. Des violences systématiques sont perpétrées contre les Juifs Allemands.
1ER SEPTEMBRE 1939 - L'invasion de la Pologne par l'Allemagne marque le début de la Seconde guerre mondiale.
8 NOVEMBRE 1939 - Echec de la tentative d'attentat de Georg Elser contre Hitler.
ETÉ 1941 - Henning von Tresckow organise la résistance au sein de l'armée.
13 MARS 1943 - La bombe à retardement placée par Tresckow dans l'avion d'Hitler n'explose pas.
7 AVRIL 1943 - Stauffenberg est grièvement blessé en Tunisie.
24 JANVIER 1943 - Franklin D. Roosevelt et Winston Churchill exigent la “capitulation sans condition” de l'Allemagne.
ETÉ 1943 - Tresckow, Olbricht et Stauffenberg s'emploient à modifier le projet Opération Walkyrie d'Hitler en vue d'un coup d'Etat.
OCTOBRE 1943 - Stauffenberg est nommé chef d'état-major des Affaires générales de l'armée et placé sous les ordres d'Olbricht.
11 JUILLET 1944 - Le premier complot contre Hitler est abandonné.
15 JUILLET 1944  - Le deuxième projet d'attentat contre Hitler à la Tannière du Loup est abandonné.
20 JUILLET 1944 - Stauffenberg pose une bombe à la Tanière du Loup. Début du coup d'Etat. Le même soir, Stauffenberg, Olbricht, Albrecht Mertz von Quirnheim, et Werner von Haeften sont exécutés dans une cour à Bendlerstrasse.
30 AVRIL 1945 - Alors que la guerre touche à sa fin, Hitler se suicide.
8 MAI 1945  - Capitulation sans condition de l'Allemagne.

L'équipe

CHRISTOPHER McQUARRIE [PRODUCTEUR / SCÉNARISTE]

Né à Princeton Junction, dans le New Jersey, Christopher McQuarrie travaille pour une agence de détective, avant de tenter sa chance au New York Police Department : alors qu'il est sur le point d'être admis, son ancien camarade d'école, Bryan Singer, lui propose d'écrire le scénario de son premier long métrage, PUBLIC ACCESS. Le film remporte le Grand Prix du Jury au Festival de Sundance en 1993. Singer et McQuarrie refont équipe sur USUAL SUSPECTS en 1995, qui vaut au scénariste l'Edgar Allan Poe Award, l'Independent Spirit Award et les Oscars anglais et américain. USUAL SUSPECTS figure désormais sur la liste du New York Times des 1000 plus grands films jamais réalisés. En 2006, la Writers Guild of America a également inscrit le film parmi les 101 plus grands scénarios du monde. McQuarrie s'est ensuite partagé entre de grosses productions, comme X-MEN, et des projets plus personnels, souvent tirés de faits réels. Il a également écrit et réalisé WAY OF THE GUN, avec Benicio Del Toro, Ryan Phillippe, et James Caan.

NATHAN ALEXANDER [SCÉNARISTE / CO-PRODUCTEUR]

Né à Boise, dans l'Idaho, Nathan Alexander est diplômé de la Northwestern University et vit actuellement à New York. WALKYRIE est son premier scénario produit par un studio.

GILBERT ADLER [PRODUCTEUR]

Gilbert Adler a fait ses débuts comme responsable des Bourses pour le New York State Council for the Arts. Après avoir produit El Grande de Coca-Cola, monté off-Broadway, il a produit LES CONTES DE LA CRYPTE : il écrit, produit et réalise plusieurs épisodes de cette série-culte. Il se tourne ensuite vers le grand écran, produisant LES CONTES DE LA CRYPTE : DEMON KNIGHT, LA REINE DES VAMPIRES, qu'il a également réalisé, LA MAISON DE L'HORREUR, avec Geoffrey Rush, 13 FANTÔMES, avec Tony Shaloub, et LE VAISSEAU DE L'ANGOISSE, avec Gabriel Byrne. Il a également produit plusieurs blockbusters, comme CONSTANTINE, avec Keanu Reeves et Rachel Weisz, STARSKY & HUTCH, avec Ben Stiller et Owen Wilson, et SUPERMAN RETURNS de Bryan Singer.

NEWTON THOMAS SIGEL, A.S.C. [DIRECTEUR DE LA PHOTOGRAPHIE]


Newton Thomas Sigel a fait ses débuts comme peintre et auteur de films expérimentaux pour le Whitney Museum de New York. Il s'intéresse ensuite au documentaire en couvrant plusieurs guerres se déroulant en Amérique centrale dans les années 80. Il signe ainsi WITNESS TO WAR et WHEN THE MOUNTAINS TREMBLE. Repéré par Haskell Wexler, il se voit confier la photo de LATINO. Réalisateur de 2ème équipe sur PLATOON et WALL STREET d'Oliver Stone, il s'impose comme chefopérateur de premier plan. L'élégance de la photo de USUAL SUSPECTS inspire le style de nombreux films de gangsters. Grâce à son usage des images d'archives et du traitement de la lumière, LES ROIS DU DÉSERT de David O. Russell est une oeuvre mémorable. Quant à SUPERMAN RETURNS, c'est le tout premier film tourné avec une caméra Genesis qui ouvre une nouvelle ère du numérique. Il a également signé la photo de CONFESSIONS D'UN HOMME DANGEREUX et de JEUX DE DUPES de George Clooney, X-MEN et X-MEN 2 de Bryan Singer, LES FRÈRES GRIMM de Terry Gilliam, BLOOD AND WINE de Bob Rafelson, LE TÉMOIN DU MAL et TOWELHEAD d'Alan Ball. Outre ses documentaires, Sigel a réalisé THE POINT OF ORIGIN et THE BIG EMPTY, avec Selma Blair. WALKYRIE marque sa sixième collaboration avec Bryan Singer.

LILLY KILVERT [CHEF DÉCORATRICE]

Lilly Kilvert estime qu'un décor doit être “beau mais fonctionnel” et qu'il faut collaborer avec le directeur de la photo pour créer des décors, susceptibles de donner au réalisateur la souplesse dont il a besoin. “Mon boulot consiste à travailler pour l'image, pour la caméra,” note-t-elle. Avec une vingtaine d'années d'expérience à son actif, elle a notamment inscrit son nom au générique de LÉGENDES D'AUTOMNE et LE DERNIER SAMOURAÏ d'Edward Zwick, LA CHASSE AUX SORCIÈRES de Nicholas Hytner, THE LOVELESS et STRANGE DAYS de Kathryn Bigelow, TO LIVE AND DIE IN L.A. de William Friedkin, JE T'AIME À TE TUER de Lawrence Kasdan, DANS LA LIGNE DE MIRE de Wolfgang Petersen, COUVRE-FEU de Edward Zwick, GARÇON CHOC POUR NANA CHIC, LE PRÉSIDENT ET MISS WADE, LES FANTÔMES DU PASSÉ et UNE VIE À DEUX de Rob Reiner, LA CITÉ DES ANGES de Brad Silberling, MISSION ÉVASION de Gregory Hoblit et LA PANTHÈRE ROSE de Shawn Levy.

PATRICK LUMB [DÉCORATEUR]

Patrick Lumb a conçu les décors du remake de LA MALÉDICTION et du thriller musclé LE VOL DU PHOENIX. Il a été directeur artistique de BATMAN BEGINS de Christopher Nolan, VERONICA GUERIN de Joel Schumacher, EN TERRITOIRE ENNEMI et CHUNGKAI, LE CAMP DES SURVIVANTS. Il signera prochainement les décors de PUBLIC ENEMIES de Michael Mann.

JOHN OTTMAN [CHEF MONTEUR / COMPOSITEUR]

John Ottman s'est fait connaître grâce à USUAL SUSPECTS de Bryan Singer. Il s'est depuis imposé comme un homme au talent hors du commun puisqu'il est non seulement un compositeur reconnu, mais aussi un monteur exceptionnel. Il a d'ailleurs signé la musique et le montage des films de Bryan Singer, de PUBLIC ACCESS à USUAL SUSPECTS, UN ÉLÈVE DOUÉ, X-MEN 2, SUPERMAN RETURNS, et SUPERMAN : MAN OF STEEL. Il a décroché un BAFTA pour son travail sur USUAL SUSPECTS. Diplômé de l'école de cinéma de USC, il commence très tôt à tourner des films amateurs qui accordent une grande importance à la musique. Pour USUAL SUSPECTS, il parvient à surmonter les contraintes budgétaires en créant une partition pour un budget très limité : cette dernière est devenue depuis une référence en matière de musique de film. Ottman a composé la musique d'une trentaine de longs métrages, passant avec aisance du thriller (TROUBLE JEU, GOTHIKA de Mathieu Kassovitz) au fantastique (LES QUATRE FANTASTIQUES, SUPERMAN RETURNS, X-MEN 2), sans oublier la comédie (KISS KISS BANG BANG, ARAC ATTACK, LES MONSTRES À HUIT PATTES, DISJONCTÉ). Dans la grande tradition des compositeurs hollywoodiens, Ottman s'est distingué par la force de ses thèmes musicaux. Quel que soit le genre auquel il s'attelle, Ottman est réputé pour la fluidité de ses partitions : comme il le dit lui-même, il aime donner leur “âme” aux films. Ottman n'est pas non plus étranger au travail de mise en scène. Réalisateur de URBAN LEGEND 2 : COUP DE GRÂCE, dont il a aussi assuré le montage et la composition de la musique, il connaît parfaitement les angoisses et les difficultés du métier de cinéaste. Son point de vue sur le cinéma est donc à la fois artistique et pragmatique.

JOANNA JOHNSTON (CHEF COSTUMIÈRE)


Joanna Johnston a récemment conçu les costumes des CHRONIQUES DE SPIDERWICK. Elle a obtenu une citation au Costume Designers Guild Award pour son travail sur POUR UN GARÇON de Paul Weitz. Fidèle collaboratrice de Steven Spielberg, elle a notamment créé les costumes de MUNICH, LA GUERRE DES MONDES, IL FAUT SAUVER LE SOLDAT RYAN et INDIANA JONES ET LA DERNIÈRE CROISADE. Elle a aussi travaillé avec Robert Zemeckis sur LE PÔLE EXPRESS, SEUL AU MONDE, CONTACT, FORREST GUMP, LA MORT VOUS VA SI BIEN, RETOUR VERS LE FUTUR 2 ET 3. Elle a d'ailleurs fait ses débuts sur QUI VEUT LA PEAU DE ROGER RABBIT ? du même Zemeckis. Elle a également inscrit son nom au générique de HORIZONS LOINTAINS de Ron Howard, FRENCH KISS de Lawrence Kasdan, SIXIÈME SENS et INCASSABLE de M. Night Shyamalan, LOVE ACTUALLY et RADIO PIRATE de Richard Curtis.

LISTE ARTISTIQUE

LE COLONEL STAUFFENBERG - TOM CRUISE
LE GÉNÉRAL DE DIVISION HENNING VON TRESCKOW - KENNETH BRANAGH
LE GÉNÉRAL FRIEDRICH OLBRICHT - BILL NIGHY
LE GÉNÉRAL FRIEDRICH FROMM - TOM WILKINSON
NINA VON STAUFFENBERG - CARICE VAN HOUTEN
LE COMMANDANT OTTO ERNST REMER - THOMAS KRETSCHMANN
LUDWIG BECK - TERENCE STAMP
LE GÉNÉRAL ERICH FELLGIEBEL - EDDIE IZZARD
DR. CARL GOERDELER - KEVIN R. MCNALLY
LE COLONEL MERTZ VON QUIRNHEIM - CHRISTIAN BERKEL
LE LIEUTENANT WERNER VON HAEFTEN - JAMIE PARKER
ADOLF HITLER - DAVID BAMBER
LE COLONEL HEINZ BRANDT - TOM HOLLANDER
ERWIN VON WITZLEBEN - DAVID SCHOFIELD
LE MARÉCHAL WILHELM KEITEL - KENNETH CRANHAM
MARGARETHE VON OVEN - HALINA REIJN
LE COMMANDANT ERNST JOHN VON FREYEND - WERNER DAEHN
DR. JOSEPH GOEBBELS - HARVEY FRIEDMAN
LIEUTENANT HERBER - MATTHIAS SCHWEIGHÖFER
CHEF DE LA POLICE WOLF-HEINRICH VON HELLDORF - WALDEMAR KOBUS
LE SOUS-LIEUTENANT HAGEN - FLORIAN PANZNER
GÉNÉRAL SUFFISANT - IAN McNEICE
LE CAPITAINE HAANS - DANNY WEBB
LE SERGENT HELM - CHRIS LARKIN
LE GÉNÉRAL DE CORPS D'ARMÉE ADOLF HEUSINGER - MATTHEW BURTON
AIDE DE CAMP TRESCKOW - PHILIPP VON SCHULTHESS
LE SERGENT KOLBE - WOTAN WILKE MÖHRING
L'ADJUDANT ADAM - CHRISTIAN OLIVER
GÉNÉRAL SÛR DE LUI (désert) - BERNARD HILL
JEUNE LIEUTENANT (désert) - JULIAN MORRIS
DR. ROLAND FREISLER - HELMUT STAUSS
MÉDECIN - TIM WILLIAMS
ENFANTS STAUFFENBERG - ALEXANDER SEIDEL
ENFANTS STAUFFENBERG - TIMO HUBER
ENFANTS STAUFFENBERG - JUSTUS KAMMERER
ENFANTS STAUFFENBERG - ANNIKA & MARIE BECKER
CHANTEUSE - KATHARINE MEHRLING
OFFICIER SS EN COLÈRE - ANDY GÄTJEN
SOLDAT - ACHIM BUCH
ALBERT SPEER - ANTON ALGRANG
LE REICHSFÜHRER HEINRICH HIMMLER - MATTHIAS FREIHOF
LE REICH MARSHAL HERMANN GÖRING - GERHARD HAASE-HINDENBERG
LE SOUS-LIEUTENANT KRETZ - JON COLLIN BARCLAY
JEUNE OFFICIER – TANIÈRE DU LOUP - MATTHIAS ZIESING
OFFICIER TRANSMISSIONS - TOM WLASCHIHA
GARDE POSTE DE CONTRÔLE - CARSTEN VOIGT
SENTINELLE – OKH - MILES O’SHEA
OPÉRATEUR CENTRE DE TRANSMISSIONS - ANNA HOLMES
JEUNE OFFICIER - MICHAEL SCHUMACHER
AIDES-DE-CAMP STAUFFENBERG - NIKLAS BARDELI
AIDES-DE-CAMP STAUFFENBERG - CHRISTOPH FÖRSTER
OFFICIER ADJOINT - ANDRE SCHWEDT
SECRÉTAIRE MINISTRE DE LA GUERRE - ISABELLA DRISCHEL
OFFICIER - MAX URLACHER
OPÉRATEUR TANIÈRE DU LOUP - JUSTIN BEARD
OFFICIER PROCÉDANT ARRESTATION - TILMANN VON BLOMBERG
CHAUFFEUR REMER - KARSTEN MIELKE

LISTE TECHNIQUE

UN FILM DE - BRYAN SINGER
SCÉNARIO - CHRISTOPHER McQUARRIE
SCÉNARIO - NATHAN ALEXANDER
PRODUCTEURS - BRYAN SINGER
PRODUCTEURS - CHRISTOPHER McQUARRIE
PRODUCTEURS - GILBERT ADLER
PRODUCTEURS EXÉCUTIFS - CHRIS LEE
PRODUCTEURS EXÉCUTIFS - KEN KAMINS
PRODUCTEURS EXÉCUTIFS - DANIEL M. SNYDER
PRODUCTEURS EXÉCUTIFS - DWIGHT C. SCHAR
PRODUCTEURS EXÉCUTIFS - MARK SHAPIRO
PRODUCTEURS EXÉCUTIFS - JOHN OTTMAN
CO-PRODUCTEURS - NATHAN ALEXANDER
CO-PRODUCTEURS - HENNING MOLFENTER
CO-PRODUCTEURS - CARL WOEBCKEN
CO-PRODUCTEURS - CHRISTOPH FISSER
CO-PRODUCTEURS - JEFFREY WETZEL
IMAGE - NEWTON THOMAS SIGEL, ASC
DÉCORS - LILLY KILVERT
DÉCORS - PATRICK LUMB
MONTAGE - JOHN OTTMAN
MUSIQUE - JOHN OTTMAN
COSTUMES - JOANNA JOHNSTON
EFFETS VISUELS - RICHARD R. HOOVER
RÉGISSEUR GÉNÉRAL - CHRIS BROCK
1ERS ASSISTANTS RÉALISATEUR - JEFFREY WETZEL
1ERS ASSISTANTS RÉALISATEUR - LEE CLEARY
DIRECTEURS DE PRODUCTION - CHRIS BROCK
DIRECTEURS DE PRODUCTION - OLIVER LÜER
MAQUILLAGE ET COIFFURE - SARAH MONZANI
RÉALISATEUR 2ÈME ÉQUIPE - ERIC SCHWAB
CHEF CASCADEUR - GREG POWELL