• Tropa de elite (Troupe d'élite)
    Un film de José PADILHA.
    Avec Wagner Moura, Caio Junqueira, André Ramiro.
    Sortie le 3 septembre 2008.
    Ours d'or au Festival de Berlin 2008.
    • Action
  • Synopsis :

    1997. Les milices armées liées au trafic de drogue contrôlent les favelas de Rio. Rongée par la corruption, la police n'intervient plus sur le terrain. Les forces d'élite du BOPE (Bataillon des opérations spéciales de police) sont livrées à elles-mêmes dans leur lutte sans merci contre les trafiquants. Mais le maintien de l'ordre a un prix : il est de plus en plus difficile de distinguer le bien du mal, de faire la différence entre l'exigence de justice et le désir de vengeance.

    Le Capitaine du BOPE Nascimento (Wagner Moura) est en pleine crise : en plus de risquer sa vie sur le terrain, il doit choisir et former son successeur, dans l'espoir de quitter cette vie de violence et de rester auprès de son épouse, qui s'apprête à donner naissance à leur premier enfant.
    Neto (Caio Junqueira) et Matias (André Ramiro), deux de ses recrues les plus récentes, sont amis d'enfance : l'un est un as de la gâchette, l'autre refuse de transiger sur ses idéaux. A eux deux, ils seraient parfaits pour le poste. Séparément, il n'est pas sûr qu'ils puissent s'en tirer vivants?

    Le récit de TROUPE D'ELITE est basé sur les 19 ans que le scénariste Rodrigo Pimentel a passés comme officier dans la police militaire puis comme Capitaine au sein du BOPE.

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Critique presse

« Le film choc qui a provoqué une polémique au Brésil. » LE NOUVELOBS .COM

« Un film scandaleux qui a cassé la baraque au Brésil, 2,7 millions d'entrées en salles. »
« Une fiction musclée et controversée. » L'HUMANITE

« Le choix de Troupe d'Elite a créé la controverse et la polémique. »
« Pour Padilha, le propos du film a été mal interprété. Il n'est pas « fasciste » comme le lui a reproché une partie de la critique. » LE FIGARO

« Costa-Gavras, cinéaste « politique » a jugé le film conforme à l'idée qu'il se fait d'un cinéma engagé. »
« Padilha se veut le dénonciateur de tout ce qui déraille dans la police brésilienne. » LIBERATION

« Le jury aura préféré l'ambigu et brésilien Tropa de Elite pour l'Ours d'or. Une caution politique du palmarès. » LES INROCKUPTIBLES

« Le jury présidé par Costa Gavras a spectaculairement pris parti dans la polémique qui a couvé tout au long du festival. » LE MONDE

« Le jury a sans doute voulu « laver » le film des accusations portées par certains critiques, jugeant ce réquisitoire contre la corruption de la police brésilienne comme une oeuvre ambiguë. » TELERAMA

« Le film a fait scandale lors de sa sortie au Brésil l'an dernier. » MAXIMAL
 


Autour du film

NOTES DE PRODUCTION

Depuis que José Padilha a créé la société de production Zazen avec son ami Marcos Prado en 1997, tous leurs films ont été décortiqués par des juges, des avocats et des groupes d'étudiants. Tous ont alimenté le débat sans fin sur les réformes sociales au Brésil. Avant de remporter un Ours d'Or controversé à la dernière Berlinale, TROUPE D'ELITE a été numéro un au box-office brésilien en 2007. Alors qu'il n'était même pas encore sorti en salles, le film était déjà un véritable phénomène de société, vu par plus de 11 millions de Brésiliens grâce à une version pirate en DVD.

L'idée de TROUPE D'ELITE a germé dans l'esprit de Padilha pendant la réalisation de son documentaire BUS 174 en 2002. Cette annéelà, plusieurs films traitant de la violence urbaine sortaient sur les écrans. "Dans tout le pays, les cinéastes et les critiques se sont mis à affirmer que le genre avait été trop exploité," explique Padilha. "Mais tous ces films avaient pour point commun d'être racontés du point de vue des dealers et des marginaux, jamais du point de vue de la police. Or, je ne vois pas comment on peut parler de la violence au Brésil sans prendre leur perspective en considération. Il ne s'agit pas d'un détail, mais d'un des éléments majeurs du problème."Tropa de Elite

Padilha poursuit, "Ce film traite de l'hypocrisie qui nous entoure à Rio de Janeiro, elle-même directement liée à la violence. Ici, rien n'est jamais réfléchi en profondeur, tout le monde agit dans la précipitation. Si vous voulez aider des gosses dans une favela, vous serez obligés de montrer patte blanche à des trafiquants de drogue... Pour faire le bien, il faut nécessairement en passer par des trucs pas très nets : si un flic honnête tente de faire le ménage dans son équipe, il doit se débrouiller pour gagner un peu d'argent dans les quartiers, parce qu'il ne dispose d'aucun moyen officiel; ceux qui veulent faire appliquer la loi sont poussés à tuer des tas de gens en cours de route, parce qu'ils sont armés jusqu'aux dents... Tout n'est que nuances de gris, rien n'est jamais tout blanc ou tout noir. Nous vivons tous dans ce monde de gris comme si c'était normal. C'est devenu notre réalité quotidienne, celle de la guerre dans laquelle nous vivons."

U.S. DEPARTEMENT D'ETAT - LE 6 MARS 2007
Rapport de 2006 sur la situation des droits de l'homme au BRESIL


Le taux de meurtres policiers demeure élevé.

Un rapport du Center for Studies of Security and Censorship (CSSC) à l'Université Candido Mendes estimait à environ 3,000 par an, le nombre de personnes tuées par la police de l'état de Rio de Janeiro State.

En dépit du fait que la torture est interdite par la loi et réprimée par des peines sévères, son usage par la police et les gardiens de prisons demeure un problème sérieux et répandu. Les polices fédérale, d'état et militaire bénéficient le plus souvent de l'impunité dans les cas de torture et autres abus.

Selon l'ONG Global Justice (GJ), le problème numéro 1 des droits de l'homme à Rio de Janeiro est la violence policière et son impunité. Bien souvent, les officiers de police ont recours à un déploiement de force disproportionné dans le cadre de leurs arrestations. Dans certains cas, le harcèlement et la torture de suspects a directement entraîné la mort de ceux-ci.

La loi interdit les arrestations et la détention arbitraires, ce qui n'empêche pas la police d'y avoir recours de façon routinière. La loi circonscrit théoriquement les arrestations aux cas de flagrants délits et aux personnes faisant l'objet de mandats d'arrêts.

Le système judiciaire met à disposition des aides juridiques pour les particuliers, mais les tribunaux sont submergés par les cas en attente et parfois sujets à la corruption, le trafic d'influence et l'intimidation. Les citoyens ont toutefois la possibilité de se tourner vers les tribunaux pour les cas de violation des droits de l'homme.

Les journaux et magazines privés, mais aussi de plus en plus de publications électroniques, ont commenté avec vigueur les performances gouvernementales. La presse écrite et les médias audio-visuels débattent aujourd'hui quotidiennement de problèmes sociopolitiques et font du journalisme d'investigation.

La loi reconnaît la liberté de rassemblement et d'association. Pour l'essentiel, ces droits sont en pratique respectés par le gouvernement.

La moralité de personnalités publiques demeure un sujet de préoccupation. L'index de l'ONG Transparency International indique une aggravation sérieuse des problèmes de corruption.

L'intégralité de ce rapport peut être trouvé à l'adresse suivante : http://www.state.gov/g/drl/rls/hrrpt/2006/78882.htm