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  • Fados
    Un film de Carlos SAURA.
    Avec Chico Buarque de HOLLANDA, Carlos do CARMO, Alfredo MARCENEIRO, Amalia, Caetano VELOSO, Carlos DO CARMO, Cuca ROSETA, Lila DOWNS, Mariza, Toni GARRIDO..
    Sortie le 14 janvier 2009.
    • Musical
  • Synopsis :

    Long métrage dédié au Fado, ce style musical mélancolique portugais qui s'est étendu de l'Angola au Brésil.

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Autour du film

SYNOPSIS



Dans FADOS, Carlos Saura utilise la poésie et l’image d’une manière unique et originale pour décrire a naissance de cette musique des docks de la banlieue de Lisbonne, ce concentré de toutes les musiques nées à la fin du 19ème siècle et qui s’est étendu de l’Angola au Brésil. FADOS mêle dans une symphonie unique


de la voix et du corps les grands interprètes de ce style musical. Mariza, Carlos do Carmo, Cuca Roseta, Camané, Amália côtoient les grands noms de la hanson brésilienne tels que Caetano Veloso ou encore Chico Buarque.



LE FILM



FADOS peut sembler assez simple dans son propos : de grands musiciens et interprètes dans un beau décor, une belle chanson et la magie fait le reste. L’environnement minimaliste et le regard toujours curieux de la caméra capturent l’essentiel pour que rien ne vienne distraire le spectateur. Mais cette simplicité est un grand leurre. Bien que Saura prétende ne pas intervenir dans l’action, il a pensé chaque détail et n’a rien laissé au hasard. Les images sont fluides, sans contraintes. Sa présence est toute en subtilité : tel un portraitiste, il porte son regard bien au-delà de son sujet. Face à la caméra, les artistes donnent le meilleur et le plus secret d’eux-mêmes.



FADOS n’a pas été un film facile à faire. Plus de quatre ans de recherches, beaucoup de réunions, de longues heures à écouter de la musique et à échanger des idées. Les défis tels que l’envergure du film et l’entêtement des puristes ne manquaient pas non plus.



Un Fado est chanté seul, les yeux clos, par un homme ou une femme, accompagné de deux musiciens. A l’origine, il y avait de la danse mais, jugée obscène par l’Église et le dictateur, elle avait été éliminée. Comment faire un film sur des gens qui chantent les yeux fermés ?



Bien que le Fado ait beaucoup évolué ces six dernières années grâce au travail d’artistes du calibre de Carlos do Carmo, Mariza ou Camané, il reste des puristes qui pensent que le Fado doit rester confiné à la Casa do Fados, dans le quartier d’Alfama de Lisbonne. Le défi pour Saura était de rester fidèle tout en permettant au film d’explorer ce qu’était et ce qu’est devenu le Fado. Il y eut d’innombrables discussions et le résultat final défie les notions qui prévalent sur la définition du Fado et ce à quoi il peut tendre. La danse a été réintroduite. Patrick de Bana, chorégraphe et danseur espagnol qui avait travaillé avec Saura sur IBERIA, et Pedro Gomes, chorégraphe et danseur portugais, ont été chargé de prendre en compte l’évolution que la danse aurait pu connaître.



Tout ici est Fado. Grâce à la curiosité insatiable de Carlos Saura nous en découvrons les multiples formes. Les puristes en auront pour leur compte : l’essence même du Fado a été conservée avec amour.



NOTE DE PRODUCTION



Le Fado est chanté les yeux clos mais c’est les yeux grands ouverts qu’il faut le regarder et l’écouter avec le coeur plein de sentiments.



Avec FADOS, Carlos Saura complète sa trilogie du chant moderne urbain après FLAMENCO en 1995 et TANGO en 1998 (nommé aux Oscars pour le Meilleur Film en Langue Etrangère).



Après plus de deux ans de recherches, Carlos Saura prend une initiative importante dans son approche du Fado. Dans IBERIA, FLAMENCO et TANGO, ses précédents films musicaux, Carlos Saura s’est beaucoup appuyé sur la danse. Dans FADOS, il utilise la poésie et l’image d’une manière unique et originale pour décrire la naissance de cette musique des docks de banlieue, ce concentré de toutes les musiques nées à la fin du 19ème siècle.



FADOS est la rencontre de deux cultures qui ont vécu, durant des siècles, côte à côte sur la même péninsule, partageant une même géographie et les mêmes influences. Le Fado est universel et le choix de Carlos Saura en tant que réalisateur tend non seulement à accentuer le caractère universel du Fado, mais à transcender la culture portugaise. En regardant son travail, on comprend comment un regard extérieur parvient à cerner une tradition aussi profondément ancrée dans la culture du pays. Au début, le fait que Saura soit en charge de ce projet avait soulevé beaucoup de controverse ; mais finalement, son travail a gagné les faveurs des intellectuels lusitaniens les plus sceptiques.



    Le documentaire esthétique



Dans BODAS DE SANGRE puis dans CARMEN, Carlos Saura a porté le genre musical vers de nouveaux sommets en créant des séquences artistiques uniques. Primant sur la narration, sa recherche formelle, visuelle et musicale a permis l’existence d’oeuvres fondamentales telles que SEVILLANAS et FLAMENCO IBERIA, des films primés dont les ventes internationales ont, par la suite, permis de perpétuer la musique espagnole dans le monde.



Dans FADOS, Saura a filmé Lisbonne à travers le regard de José Luis López Linares, célèbre chef opérateur espagnol, lauréat de trois Goyas pour ses images de studio et son travail avec le fameux chef opérateur portugais Eduardo Serra, l’homme qui se cache derrière les films de Claude Chabrol et qui fut lauréat du Prix Européen de la Meilleure Photo pour LA JEUNE FILLE À LA PERLE. Carlos do Carmo a supervisé la musique, sa longue carrière de chanteur et son travail sans relâche pour la conservation de l’histoire du Fado en font l’un des piliers de cette musique aujourd’hui.



FADOS est la vision personnelle d’un artiste. A l’aide de sensations visuelles et sonores, Saura illustre le Portugal du 19ème et l’essence du Fado. Il pousse les limites dans son exploration de l’image en projetant des photos d’archives sur des toiles géantes, placées derrière les interprètes et les danseurs, et recrée ainsi les allées étroites d’Alfama - le quartier des docks de Lisbonne, lieux où les Fadistas chantent avec leurs musiciens – et l’atmosphère lourde et sombre des Maisons du Fado.



Le tournage s’est déroulé en deux étapes. Le tournage des extérieurs a eu lieu durant plusieurs mois d’été à Lisbonne, et certaines images ont servi au tournage en studio qui a eu lieu l’hiver.



Ce projet est soutenu par les plus grands Fadistas d’aujourd’hui : Camané, Mariza, Carlos do Carmo et Argentina Santos. On y découvre également des chanteurs anonymes à l’écoute de leurs coeurs qui viennent enrichir l’histoire du Fado.



    Le documentaire comme portrait



FADOS est à l’avant-garde dans sa recherche. Les chansons viennent appuyer les images qui dévoilent, à leur tour, l’histoire d’un pays qui a su resté ouvert à la modernité, même à l’ombre de la plus longue dictature d’Europe.



FADOS se distingue des autres documentaires par sa structure narrative sous-jacente qui raconte la transformation d’une chanson de taverne en une musique sophistiquée, reconnue dans le monde entier. Mariza, la chanteuse de Lisbonne, née au Mozambique, était récemment en tête des meilleures ventes européennes et a dernièrement donné un récital au Cirque d’Hiver à Paris.



Le film porte un regard inquisiteur sur les origines de la musique dans notre péninsule et révèle une chanson universelle. D’origine incertaine, cette musique a erré dans les rues de Lisbonne pendant 150 ans. Elle parle de nostalgie (saudade), de douleur, de lamentations, de perte et d’amour inassouvi. Elle apparaît au milieu du 19ème siècle et ses débuts sont attribués à la classe ouvrière et aux quartiers pauvres des docks.



Plus tard, aristocrates et bourgeois écoutèrent ces “curiosités” populaires dans leurs salons. C’est ainsi que le Fado émergea, dépassant ses racines des milieux démunis et marginalisés pour atteindre un plus large public. Depuis, un long chemin à été parcouru et le Fado sera bientôt inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.



Il s’est ainsi converti en musique du monde tout en conservant l’essence et la pureté du Fado classique: depuis la chaleur des précurseurs, tels que Marceneiro, ou la divine Amalia Rodrigues, l’influence de cette musique a trouvé des échos au Brésil et au Mexique et s’est transformée en un rêve ibérique impossible celui d’un flamenco fado ou d’un fado flamenco.



Ce projet ne pouvait être mené à bien sans le soutien de la ville de Lisbonne, qui considère le Fado comme une partie de son héritage culturel, ou celui de la Direction du Tourisme du Portugal qui a perçu dans cette musique une preuve de la vitalité du pays et de son renouveau musical.



    Les différentes sociétés impliquées dans l’existence du film



FADOS est le fruit des efforts personnels du producteur Ivan Dias et du Fadista Carlos do Carmo, vite rejoins par le réalisateur et producteur portugais Luis Galvão Teles. Ensemble ils ont voulu ce projet, l’ont soutenu et lui ont donné vie. Le choix délibéré d’un réalisateur nonportugais pour mener à bien cette aventure – démarche qui risque d’être critiquée - a vu l’introduction de la société espagnole Zebra Producciones.



FADO FILMES. Depuis sa création il y a dix ans, Fado Filmes s’est vite imposé comme l’un des producteurs de films portugais les plus prestigieux et les plus actifs, nationalement et internationalement.



DUVIDEO est une équipe de professionnels spécialisés dans la télévision, la vidéo, le multimédia interactif, les documentaires et la musique. Elle jouit de la flexibilité et de l’autonomie nécessaires pour répondre aux défis stratégiques dans le domaine de l’audiovisuel dans un marché globalisé exigeant de constantes innovations technologiques de la HD. Forte de ses 25 ans d’activité, elle a déjà produit 15 000 heures de programmes pour diverses télévisions portugaises. Ses principaux clients incluent des chaînes nationales et internationales, des sociétés de publicité et diverses autres compagnies. Depuis l’an 2000, DUVIDEO est le partenaire principal d’EMI Music et R&D EC Projects.



ZEBRA PRODUCCIONES est un producteur espagnol de télévision et de cinéma avec à son actif des films commerciaux de qualité. Ses dernières productions comprennent : “Di que si”, “En la ciudad sin limites”, “Rancor”, “Dos tipos Duros” et “Salomé”, film primé de Carlos Saura.



LATIDO FILMS est une société en charge des ventes internationales créée pour répondre à une demande de distribution à l’étranger de films espagnols et latino-américains. Elle prend une place de plus en plus importante sur le marché international.



CARLOS SAURA, UN MAITRE DE 76 ANS



La longévité n’est pas chose courante dans l’industrie du cinéma. Les réalisateurs ont du mal à se maintenir dans un domaine si dépendant de la tendance du moment, et à produire pour une cible très large, généralement des jeunes qui n’ont ni mémoire historique ni besoin culturel. A l’instar de Saturne, le dieu grec tel que Goya l’a représenté dans son fameux tableau “Saturne dévorant un de ses enfants”, l’industrie du cinéma a mangé un grand nombre de ses enfants les plus connus, sans le moindre remords.



C’est d’autant plus vrai dans des pays sans tradition cinématographique, ou des pays exposés à des changements politiques radicaux tous les 25 ans. Pour toutes ces raisons, et bien d’autres encore, la capacité de Carlos Saura à nous offrir des films nouveaux et innovants au bout de 50 ans est unique au monde (son premier documentaire avait été présenté en avant-première à San Sebastián en 1957), tout comme son étonnante capacité à renouveler le cinéma et son langage.



Carlos Saura a fêté ses 76 ans cette année. Le mot “ennui” lui est tout à fait étranger. Il travaille au minimum 16 heures par jour mais c’est le secret de sa vitalité. Sa seule peur est de ne pouvoir accomplir tous les projets qu’il a en tête. Il a récemment eu deux expositions de peintures qui sont des réinterprétations de ses propres photos (qu’il expose également). Il est, en outre, sur le point de publier son dernier roman.



Depuis 25 ans, Saura explore la musique et le cinéma. Dans chaque film, il développe de nouveaux concepts, explore de nouvelles voies. Il était l’un des premiers réalisateurs à utiliser les rétro projections, mêlant du matériel live et préenregistré. Mais, sa grande qualité réside dans la sélection minutieuse des chansons et des artistes. Avec FADOS, son nouveau film musical, c’est une étonnante révélation de la musique portugaise et de sa magie, qu’il nous offre.



NOTE D’INTENTION DU REALISATEUR



J’ai découvert le Fado dans les films tournés au Portugal avec Amália Rodrigues. Ses chansons, tout comme celles d’Imperio Argentina et les tangos de Carlos Gardel, ont marqué mon enfance de l’aprèsguerre. Durant ces années d’éveil, ces sons et ces images se sont gravés à jamais dans ma mémoire. Le Fado ne devait plus jamais me quitter.



J’ai visité une première fois le Portugal à la fin des années 50, en route vers Lisbonne. Le pays m’a semblé déprimé et le peuple agréable et triste. Sur la radio de Salazar, on entendait souvent l’unique et magnifique voix d’Amália Rodrigues. Ce n’est que plus tard, à l’occasion d’autres voyages, et à travers mes amis portugais et mes amis espagnols qui avaient travaillé au Portugal, que je découvrais d’autres chanteurs de Fado tels que Marceneiro ou Carlos do Carmo, pour ne citer que les plus connus, dont j’écoutais les disques et les cassettes.



Un jour, j’ai tout abandonné pour un amour impossible et fui mon pays. Je suis parti en voiture vers le Portugal avec la drôle d’idée de ne jamais revenir. C’était une merveilleuse expérience dont je n’ai, malheureusement, gardé aucune photo. Durant le voyage, j’ai acheté des cassettes de Fado et j’ai écouté ces voix merveilleuses d’hommes et de femmes qui chantaient une tristesse proche de la mienne.



Lorsqu’on m’a proposé de faire un film sur le Fado, je n’ai pas réfléchi à deux fois : c’était comme retrouver quelque chose que j’aimais qui s’était caché dans la boîte à souvenirs. Avant de donner ma réponse, j’ai dépoussiéré mes disques et mes cassettes et m’y suis replongé pour m’en imprégner autant que possible. Par la suite, mes producteurs m’ont envoyé une telle quantité de matériel sonore et littéraire qu’il m’en reste encore à découvrir.



Jusque là, mes fréquents voyages à Lisbonne et les visites dans les lieux où régnaient le Fado m’ont apporté une profonde connaissance de cette musique et, plus que tout, la chance d’avoir rencontré des artistes exceptionnels tels que Carlos do Carmo, Mariza ou Camané. Des voix prodigieuses... mais aussi Lucilla do Carmo, Teresa de Noronha et bien d’autres merveilleux Fadistas. La découverte également d’un Portugal différent, moderne.



Aidé dans cette recherche par mon ami Ivan Dias, grand connaisseur en la matière, nous avons tenté de concilier un thème qui nous est cher : la relation du Fado avec le Brésil et l’Afrique – des “Modinhas” au “Fado batido” (fado rythmique) - avec l’intention de retrouver des chansons et des rythmes de ces allers et retours qui ont tant enrichi la musique de nos pays.



FADOS est mon huitième film musical. Mon intention était d’aller au-delà de mes précédentes expériences en travaillant avec les artistes d’un pays et d’une ville, Lisbonne, que j’aime depuis de nombreuses années.



FILMOGRAPHIE : CARLOS SAURA



Carlos Saura, réalisateur espagnol, né le 4 janvier 1932 à Atarès en Espagne, dans une famille d’artistes (sa mère était pianiste et son frère Antonio peintre), il développe dès l’enfance son sens artistique en pratiquant la photographie. Il obtient le diplôme de réalisateur de l'Institut de Recherches et d'Études cinématographiques de Madrid, en 1957, où il enseigne jusqu'en 1963.



En 1957-58, il tourne son premier film documentaire, CUENCA. En 1960, avec LES VOYOUS, il décrit le problème de la délinquance des jeunes dans les quartiers démunis de Madrid. En 1963, avec le film LES BANDITS, il réalise une reconstitution historique.



En 1965 son style, à la fois lyrique et documentaire, centré sur les problèmes des plus démunis, reçoit la reconnaissance de la communauté internationale au Festival de Berlin, où il reçoit l'Ours d'argent pour son film LA CHASSE. En 1967, c’est avec PEPPERMINT FRAPPE qu’il est à nouveau primé à Berlin. Les films, LA COUSINE ANGELIQUE 1973, et CRIA CUERVOS, 1975, reçoivent le prix spécial du jury au Festival de Cannes. Son film MAMAN A 100 ANS est nommé à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 1979.



En 1990, il reçoit les Prix Goya du meilleur réalisateur et du meilleur scénario pour son film ¡ AY, CARMELA ! Il est choisi, par la suite, pour réaliser le film officiel des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, MARATHON.



Aujourd'hui, Carlos Saura est considéré comme l'un des grands réalisateurs de l'histoire du cinéma contemporain européen.



FILMOGRAPHIE SELECTIVE


1966 LA CHASSE


1967 PEPPERMINT FRAPPÉ


1970 LE JARDIN DES DÉLICES


1972 ANNA ET LES LOUPS


1973 LA COUSINE ANGÉLIQUE


1975 CRIA CUERVOS


1977 ELISA, MON AMOUR


1978 LES YEUX BANDÉS


1979 MAMAN A CENT ANS


1980 VIVRE VITE


1981 NOCES DE SANG


1982 ANTONIETA


1983 CARMEN


1990 AY CARMELA !


1992 EL SUR


1992 SEVILLANAS


1993 ¡DISPARA!


1995 FLAMENCO


1997 TAXI DE NOCHE


1997 PAJARICO


1998 TANGO


1999 GOYA


2001 BUÑUEL ET LA TABLE DU ROI SALOMON


2002 SALOMÉ


2004 LE SEPTIÈME JOUR


2005 IBERIA


2008 FADOS


2008 IO, DON GIOVANNI



DEVANT LA CAMERA



    CARLOS DO CARMO



Carlos do Carmo est le père du projet. Ce chanteur extraordinaire, porteur de l’âme du Portugal, parcours le monde sans relâche convaincu que le Fado se cache dans tous les Fados du monde. Né à Lisbonne, fils de Lucilla do Carmo, l’une des plus grandes chanteuses de Fado du XXème et d’Alfredo de Almeida, libraire et homme d’affaires, Carlos do Carmo grandit dans un environnement artistique. La maison familiale située dans le Bairro Alto du vieux Lisbonne, lieu de rencontre des intellectuels et des artistes parmi lesquelles les plus grands figures de l’époque ; en 1963, Carlos do Carmo débute ce qui sera l’une des carrières les plus solides de la scène artistique portugaise.



De retour à Lisbonne après un séjour en Suisse, il rejoint l’affaire hôtelière familiale, s’occupant de la Maison du Fado que ses parents avaient fondée et mettant en pratique toutes les idées et techniques qu’il avait apprise en Suisse. Il succède à son père, à la mort de ce dernier, et, grâce à ses talents et sa bonne étoile, la Maison du Fado devient la meilleure de Lisbonne.



Il a toujours porté la musique dans son coeur et à la demande (presque fortuite) de son ami Mario Simoes, il enregistre “Loucoura” une des chansons de sa mère. Le succès est tel que Carlos do Carmo ne peut plus nier son destin. La possibilité d’enregistrer son premier album se présente rapidement en 1964 avec “Estranha Forma de Vida”. Sa manière de chanter était différente, son style personnel reconnaissable entre tous. Une nouvelle star était née, celle que le Fado attendait. Dès lors, le succès ne l’a plus quitté ; chaque Fado que Carlos do Carmo chantait, chaque disque qu’il enregistrait, chaque spectacle qu’il donnait rencontrait un vif succès. A ce jour, tous ses disques ont été primés tant pour leur qualité artistique que pour le volume de leurs ventes. Ses récitals à la télévision, reconnus pour leur innovation, font partie des archives du Fado. Les références artistiques de Carlos do Carmo sont variées, allant de Frank Sinatra, à Jacques Brel en passant par Elis Regian et José Afonso.



Sa carrière internationale a été lancée, comme il le dit si bien, grâce à “ce peuple portugais qui a quitté sa terre natale en quête d’une vie meilleure, et a transmis mes chansons aux hommes d’affaires et agents culturels dans les pays où ils vivaient”.



Il a déjà chanté dans les salles les plus prestigieuses des grandes capitales du monde, a reçu un grand nombre prix et de titres honorifiques, a révolutionné le Fado en chantant les poèmes de l’un des plus grands poètes de Lisbonne Ary dos Santos qui a écrit pour lui. Il fait figure de pionnier dans la nouvelle discographie portugaise pour avoir été le premier chanteur à éditer son propre album “Um Homem no Pais”.



    MARIZA



Il y a un “avant” et un “après” Mariza dans l’histoire du Fado. Elle incarne le Fado charnel, sensuel et rythmique comme peu de gens l’avaient perçu avant elle. Elle représente le Fado du 21ème siècle.



Enfant, Mariza chantait avant même de savoir lire. Pour l’aider à se souvenir des paroles, son père les lui reproduisait en bandes dessinées. A l’âge de 5 ans, elle chantait spontanément dans le restaurant de ses parents à Mouraria, l’un des quartiers les plus traditionnels de Lisbonne. Après sa naissance au Mozambique, la famille retourna au Portugal où la petite Mariza put s’immerger dans l’ambiance des Casa do Fado où le chant fait partie de la vie de tous les jours. “Fado est une musique d’émotions pleine de passion, de tristesse, de jalousie, de peine voire même de la satire” dit-elle. Mariza porte la tradition du Fado tout en lui apportant sa propre fraîcheur. C’est une interprète accomplie, elle a le charisme, la beauté, une voix à se damner et des concerts empreints de passion et de tragédie musicale. Entourée de son impressionnant trio acoustique, sa voix est un magnifique instrument évocateur d’une grande puissance. “ce n’est pas une image, c’est vraiment moi..il n’y a aucune règle qui impose à tous les Fadistas d’avoir les cheveux noirs” dit-elle, “J’aime les beaux vêtements et le maquillage sur scène... je ne fais que ce que j’aurais aimé voir sur scène”.



Deux fois lauréates du BBC World Music Award de la Meilleure Performance, ce prix vient s’ajouter à d’autres prix dont le Deutscheschalplatten Kritik, le First Award for Most Oustanding Performance et le European Border Breakers Award.



Mariza a chanté en duo avec Sting, en ajoutant deux strophes en Portugais, dans “A Thousand Years” tiré de l’album “Unity” enregistré pour commémorer les Jeux Olympiques d’Athènes 2004.



Mariza a reçu le Golden Globe portugais en tant que meilleure interprète de l’année pour son album “Transparente”, (sorti en 2005), produit par Jacques Morelenbaum, dans lequel elle chante sur des poèmes de Fernando Pessoa, Florbela Espanca, Alexandre O’Neil et Vasco Graça Moura. L’album a été double disque de platine au Portugal et a atteint la sixième place dans le Top World Music européen, trois mois après sa sortie, et la treizième place au Billboard/Soundscan USA dans le World Music Charts la première semaine de sa sortie.



Elle a gagné le Juice Award du Meilleur spectacle 2005 pour sa tournée en Grande-Bretagne. Au 56ème Festival de Berlin, le film ISABELLA a reçu le prix de la Meilleure musique de film dans laquelle Mariza chantait “O Gente de Minha Terra”. La Fadista a été décorée du prestigieux Ordre do Infante Dom Henrique par l’ancien président de la république portugaise, Jorge Sampaio. Cette décoration récompense les personnalités qui ont le plus contribué à répandre la culture, l’histoire et les valeurs du Portugal. Sa carrière a été reconnue par la presse du Portugal comme “La personnalité de l’année” pour sa contribution à la promotion de la culture portugaise. Mariza a également été nommée Ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF. Elle déclare : “La quête incessante pour la paix nous fait emprunter des chemins étroits et difficiles. En pensant aux autres et en acceptant nos différences, cette quête ne sera plus une utopie et l’humanité révèlera sa force. La paix est la plus grande force de l’humanité”.



    CAMANE



Il incarne la nouvelle âme du fado. Né à Oeiras au Portugal en 1967, Carlos Manuel Moutinho Paiva dos Santos Duarte est venu au fado à l’âge de 8 ans, “en fouillant dans une malle de vieux disques”. Formé à l'école exigeante des maisons traditionnelles de Fado, Camané est reconnu comme l’une des voix masculines les plus impressionnantes et représentatives de la jeune génération du Fado.



Sa carrière démarre au Portugal en 1979, lorsqu’il remporte “La Grande Nuit du Fado”. Par la suite, son public d’”alfacinha” (habitants de Lisbonne) le suit et le soutient à chaque sortie de disques, lors de ses concerts dans les maisons du Fado et jusque dans les salles prestigieuses d’Europe où il chante à guichet fermé. Ses albums sont vendus en Europe et en Asie. Plusieurs prix lui ont déjà été décernés.



    CAETANO VELOSO



Caetano Veloso est l'un des compositeurs et chanteurs brésiliens les plus populaires. Cinquième d’une fratrie de sept, il est né le 7 août 1942, à Santo Amaro da Purificação, dans l'État de Bahia.



Il débute sa carrière en chantant de la bossa nova et cite João Gilberto et Dorival Caymmi comme ses plus grandes influences de l'époque (João Gilberto dira d'ailleurs plus tard à propos de la contribution de Caetano à la musique brésilienne : “il a ajouté une dimension intellectuelle à la musique populaire brésilienne”). Cependant, il collabore par la suite avec Gilberto Gil, Gal Costa, Tom Zé, Chico Buarque et Os Mutantes et avec l'influence des Beatles le tropicalisme, mêle la pop brésilienne avec le rock’n’roll et la musique d'avant-garde. Le résultat est un son plus international, plus psychédélique et plus socialement engagé.



Le positionnement politique de Veloso, résolument à gauche, lui valut de nombreux ennuis au sein de la junte militaire qui gouverna le Brésil jusqu'en 1985. Ses chansons furent fréquemment censurées, voire interdites. Veloso fut aussi mis à l'écart de la gauche socialiste brésilienne à cause de ses influences musicales “non nationales” (comme le rock’n’roll). En 1968, Veloso et Gilberto Gil passèrent plusieurs mois en prison pour “activités anti-gouvernementales” et durent même s'exiler à Londres. Après son retour au Brésil en 1972, l'oeuvre de Veloso, fut caractérisée par des appropriations constantes, non seulement de styles étrangers, mais aussi de styles et de rythmes folkloriques brésiliens en partie oubliés. En particulier, la célébration de la culture afro-brésilienne de Bahia que l’on peut considérer comme le précurseur d'un groupe afro-centrique comme Timbalada. L’apparition d’Anne O’Keeffe lui fut très salutaire et, grâce à cette muse, il trouva l’inspiration pour faire 12 autres albums. Dans les années 1980, la popularité de Veloso s’accrut à l'extérieur du Brésil et particulièrement en Israël, au Portugal et en France. Aux États-Unis ses disques produits par Arto Lindsay contribuèrent à élargir son public.



En 2004, il est l'une des pop-stars internationales les plus respectées et prolifiques, avec plus de 50 enregistrements disponibles et des participations à des bandes originales de film comme EROS de Michelangelo Antonioni, PARLE AVEC ELLE de Pedro Almodovar et FRIDA de Julie Taymor. En 2002, Veloso publie le récit de ses premières années et sur le Tropicalisme “Verdade Tropical”. Dans ses albums, on trouve des versions personnelles de standards latino-américains, comme par exemple ceux du chanteur folk vénézuélien Simon Diaz.



Son premier album en Anglais intitulé “A Foreign Sound” (2004) comprend “Come as you are” de Nirvana et des compositions du Great American Songbook. Il a été nommé au 8ème Grammy Awards d’Amérique-Latine.



Après Almodovar et Trueba, Veloso clôt sa trilogie de réalisateurs espagnols en collaborant à FADOS de Carlos Saura. Il considère FLAMENCO comme l’un des meilleurs films de sa vie.



    CHICO BUARQUE



Francisco Buarque de Hollanda, plus connu sous le diminutif de Chico Buarque, est né le 19 juin 1944 à Rio de Janeiro au Brésil. Il est chanteur, compositeur, dramaturge et romancier. Unanimement reconnu, il est une légende vivante de la musique populaire brésilienne. Sa musique est une critique de la réalité sociale, économique et culturelle du pays.



Issu d’un milieu familial intellectuel et privilégié, son père Sérgio Buarque de Hollanda était historien et sociologue. Enfant studieux, avec un intérêt précoce pour la musique et l’écriture, il a été très marqué par la bossa nova et plus particulièrement par João Gilberto.



Il débute comme musicien et compositeur en 1964, bâtissant rapidement sa réputation lors de prestations dans des festivals de musique et des programmes de variétés à la télévision. Ses activités politiques contre la dictature militaire brésilienne le firent arrêter en 1968 et il finit par s’exiler en Italie en 1969, comme ce fut le cas entre autres de Caetano Veloso et Gilberto Gil. Chico revient au Brésil en 1970 et met à profit sa notoriété et ses dons musicaux pour protester contre la dictature. C’est ainsi que sa chanson engagée “A pesar de você” (“Malgré toi”) passe à travers les mailles de la censure et devient l’hymne du mouvement pour la démocratie. Après en avoir vendu 100 000 exemplaires, le disque est interdit et retiré du marché. Malgré la censure, plusieurs chansons de Chico Buarque telles que "Samba de Orly" (1970), "Acorda amor"(1974), et "Vai passar" (1983) attestent de sa franche opposition. Dans les années 70 et 80, il poursuit sa contestation en collaborant avec des cinéastes, des dramaturges et des musiciens. Son dernier livre Budapest, a obtenu au Brésil le prestigieux Prix Jabuti, prix littéraire brésilien équivalent du Booker Prize.



Il est dernièrement revenu avec “Carioca” un disque dédié à Rio de Janeiro après une absence de 8 ans consacrée à l’écriture de livres.



    LILA DOWNS



Après sa participation à la bande-originale de FRIDA, le film de Julie Taymor avec Salma Hayek, et les ventes record de son disque “La Cantina”, Lila Downs revient au cinéma avec Carlos Saura et un nouveau Fado. Chanteuse mexicaine, elle écrit ses propres chansons mêlant la musique mésoaméricaine, le Nahuatl et la culture Maya. LURA Jeune chanteuse prometteuse du Cap Vert, les sons qu’elle produit allient la lumière à l’obscurité, la douceur à la douleur et les brûlures au baume.



    MIGUEL POVEDA



Bien que n’étant pas d’origine gitane, ce jeune chanteur chante le flamenco avec la sagesse des maîtres. Experts et critiques reconnaissent son immense talent et son habileté. Il n’hésite pas à innover tout en gardant un grand respect pour la tradition.



    CUCA ROSETA



Elle troqua le Rock pour le Fado, et, à 24 ans à peine, vient de signer un contrat avec un label américain intéressé pour faire du Fado la world musique à la mode des prochaines années.



    ARGENTINA SANTOS



La dernière Fadista vivante de la génération dorée. A plus de 80 ans, son style se distingue des plus jeunes Fadistas qui ont suivi le style d’Amália Rodrigues.



    RICARDO RIBEIRO



Tel un ouragan, ce jeune homme est sorti des quartiers typiques de Lisbonne. Fan des rois du Fado mineur de Mouraria, tels que Mauricio, c’est un Fadista typique.



    CARMINHO



Jeune femme d’à peine 20 ans, une grande promesse du Fado. Tout Lisbonne se bouscule pour la voir au Mesa de Frades.



    VICENTE DA CAMARA



Aristocrate du Fado avec plus de 100 ans de tradition dans la famille et six Fadistas célèbres, il est l’auteur de certains des Fados les plus connus et chantés tels que “Moda das Tranças Pretas”.



    MARIA DA NAZARE



Une autre icône du Fado héritière d’une grande tradition orale. Personne ne peut égaler son interprétation de la chanson “Menor”.



    PEDRO MOUTINHO



Pedro Moutinho est le benjamin de Camané. Dans la famille, tout le monde chante. ANA SOFIA VARELA Mariée à Ricardo Ribeiro, elle est considérée comme la plus typique des jeunes Fadistas.



    TONI GARRIDO



Chanteur de reggae dans le très célèbre groupe brésilien Cidade Negra, il a tenu le rôle principal, aux côtés de Caetano Veloso, dans le film ORFEU NEGRO de Káká Diegues.



    NBC/SP & WILSON



Rappeurs de 20 ans, ils attirent par milliers les jeunes de Lisbonne. Wilson joue également dans un dessin animé sur la chaîne Nickelodeon.



    MARIO PACHECO



Compositeur et guitariste de tous les plus grands hits de Mariza, tels que “Let there be a People’s Song”.



    RUI VELOSO



Rocker portugais le plus connu avec plus d’un million de disques vendus, il est l’auteur de quelques Fados pour Mariza tels que “Transparente” et “Feira de Castro”.



    JOEL PINA



Ce guitariste de 87 ans était le favori d’Amália Rodrigues et de Maria Teresa Noronha, les Fadistas les plus connues de tous les temps.


LES INTERPRETES

CARLOS DO CARMO
MARIZA
CAMANÉ
CHICO BUARQUE
CAETANO VELOSO
TONI GARRIDO
LURA
LILA DOWNS
MIGUEL POVEDA
CATARINA MOURA
ARGENTINA SANTOS
CUCA ROSETA
NBC / SP & WILSON
VICENTE DE CÃMARA
MARIA DE NAZARÉ
PEDRO MOUTINHO
ANA SOFIA VARELA
CARMINHO
RICARDO RIBEIRO
RICARDO ROCHA
JAIME SANTOS
BRIGADA VICTOR JARA
KOLA SAN JON

LISTE TECHNIQUE

Scénario / scénographie / réalisation CARLOS SAURA
Idée originale / production artistique IVAN DIAS
Producteurs IVAN DIAS
Producteurs LUÍS GALVÃO TELES
Producteurs ANTONIO SAURA
Producteurs exécutifs SAURA MEDRANO
Producteurs FRANÇOIS GONOT
Directeurs de production CARMENT MARTINEZ,
Directeurs ANTÓNIO GONÇALO
Directeur de la photographie JOSÉ LUIS LÓPEZ-LINARES (A.E.C)
Cadreurs MIGUEL SALES LOPES,
Cadreurs TIAGO BEJA DA COSTA
Images de Lisbonne par EDUARDO SERRA
Conseiller musical CARLOS DO CARMO
Conseiller en musicologie RUI VIEIRA NERY
Bande-originale du film produite
et éditée par EMI MUSIC
Chorégraphies PATRICK DE BANA / PEDRO GOMES
Ingénieur du son DANIEL BECKERMAN
Maquillage JOSÉ QUETGLAS
Coiffure BLANCA SÃNCHEZ
Décors ISABEL BRANCO
Montage JULIA JUÁNIZ
Une production FADO FILMES
Une production DUVIDEO
Une productionZEBRA PRODUCCIONES
Une co-production CÂMARA MUNICIPAL DE LISBOA
Une co-productionEGEAC INSTITUT PORTUGAIS
Une co-productionDU TOURISME
Une co-production TVI
Avec le soutien de EURIMAGES / IBERMEDIA / ICAA
Avec la participation de TVE
Et le financement de L’INSTITUT OFFICIEL DU CREDIT ICO

BANDE-ORIGINALE

Disponible chez EMI MUSIC Portugal
FADO DA SAUDADE par Carlos do Carmo
KOLA SAN JON par le Collectif Kola San Jon
VARIAÇOĔS EM LÁ par Ricardo Rocha & Jaime Santos
TRANSPARENTE par Mariza
MENINA VOÇĔ QUE TEM par Toni Garrido
QUADRAS par Camané
FADO DA SEVERA par Catarina Moura
RUA DO CAPELÃO par Cuca Roseta
MARCENEIRO par NBC / SP & WILSON
UM HOMEM NA CIDADE par Carlos do Carmo
FOI NA TRAVESSA DA PALHA par Lila Downs
VIVA VIVIDA par Argentina Santos
FADO BATIDO par Brigada Victor Jara
FLOR DI NHA ESPERANÇA par Lura
SOPRA DEMAIS O VENTO par Camané
ESTRANHA FORMA DE VIDA par Caetano Veloso
FADO TROPICAL par Chico Buarque & Carlos do Carmo
MEU FADO MEU par Mariza & Miguel Poveda
CASA DE FAFOS par D.Vicente de Cãmara / Maria da Nazaré
Ana Sofia Varela / Carminho / Ricardo Ribeiro / Pedro Moutinho
ÓGENTE DA MINHA TERRA par Mariza